Les tableaux

à

LA VALSE

Jusqu'à la Renaissance, ceux qui dansaient en couple étaient menacés du bûcher. C'est pourquoi la volta s'est transmise clandestinement en Italie, en France et en Angleterre. sur un rythme à trois temps, le danseur de volta tenait la danseuse du bout de ses doigts gantés pour exécuter pompeusement une promenade agrémentée de glissades lentes et mesurées et entrecoupées de révérences. On sait que les italiens enlevaient leur cape et leur épée pour danser la volta. L'innovation de la volta a consisté dans l'enlacement des deux danseurs qui devaient faire des mouvements synchronisés pour tournoyer ensemble. Le danseur pouvait faire tourner la dame puis l'aider à voltiger. Parfois le bal se transformait en bataille rangée. Il y avait des blessés, des rixes. On ne pouvait pas accepter ces chocs sans réagir.
En 1806, un français, Pierre Meunier, a ouvert un véritable palais à Vienne : le Bal du nouveau Monde avec un sol recouvert d'un parquet à la française (le parquet est apparu en France, au moment de la Révolution, vers 1789). Le parquet a représenté une innovation sensationnelle : jusqu¹alors on avait dansé à Vienne la valse sautillante, c'est-à-dire à la manière paysanne. A présent, sur cette patinoire en bois brillant, on allait pouvoir la danser en glissant.

LE BALLET CLASSIQUE

Le ballet doit son invention aux danses présentées à la cour italienne au XVe siècle. Elles accompagnent alors les festins dont se repaissent les invités et suivent le service des plats. Ce n'est qu¹un peu plus tard que le ballet apparaît en France, notamment avec la présentation du Ballet comique de la Reine, dansé à Paris en 1581. Il connaît alors une forte popularité et devient rapidement un divertissement prisé par l¹aristocratie.
En 1661, l¹Académie royale de la danse est fondée par Louis XIV, marquant, malgré son manque de succès, le début du ballet professionnel. Les établissements d¹enseignement permettent, dès lors, d¹établir les bases de la danse classique, codifiant les principaux pas et positions.
Le ballet connaît de grands développements au XVIIIe siècle avec l¹apparition des pointes et l¹avènement du style romantique. Plus tard, on fonde de grandes compagnies qui développent leurs propres spectacles ou présentent des pièces classiques. Parmi les plus prospères, on retrouve les Ballets russes !

LA DANSE ORIENTALE

La danse orientale est la plus ancienne et la moins comprise des danses.
Elle vient essentiellement d¹Egypte avec une origine sacrée liée aux rites à la fertilité. C'est une danse multiple. Elle a été et est toujours expression d'émotions, de sensations. C'est la danse de la femme par excellence, elle est un bienfait pour le corps et l¹esprit.

Comme le disait si bien le poète Khalil Gibran : L'âme du philosophe veille dans sa tête, l'âme du poète vole dans son cœur, l'âme du chanteur vibre dans sa gorge, l'âme de la danseuse vit dans tout son corps !

LES DANSES DU ROI SOLEIL

En France, le premier "ballet de cour" connu fut donné lors des fêtes du mariage du Duc de Joyeuse en 1581, alors favori du roi Henri III, dont la mère, Catherine de Médicis, avait ramené d'Italie un violoniste et chorégraphe, le Sieur Balthazar de Beaujoyeult. Il chorégraphia de nombreux ballets, dont les danseurs étaient de jeunes nobles amateurs, mais aussi enseigna l'étiquette à la cour du roi. A l'époque, la danse était essentiellement masculine, et il était dit par ailleurs que tout jeune noble devait pratiquer l'escrime et l'équitation, danser et rimer convenablement.
Henri IV et Louis XIII aimaient et pratiquaient la danse, mais ce fut surtout Louis XIV qui contribua à fixer les règles de la danse classique telle que nous la connaissons aujourd¹hui. Louis XIV commença la danse dès l'âge de sept ans, et son maître de ballet principal fut Pierre Beauchamps. Sa passion pour la danse nous est très connue, et il intervint dans plusieurs ballets, dès 1651.
Le surnom de Roi-Soleil lui vint en 1653, du rôle qu'il tint dans le "Ballet de la Nuit", et devint après son emblème. Il dansa au côté d'un jeune prodige italien, musicien, danseur, violoniste, compositeur, courtisan, un certain Jean-Baptiste Lully... Molière écrivit un certain nombre de livrets d'Opéra-ballet : Les Fâcheux, M. de Pourceaugnac, Le Bourgeois Gentilhomme...
Après la mort de Mazarin, en 1661, Louis XIV accéda au pouvoir absolu. Il fondit dès la même année une académie royale de danse, dont le règlement constitue la première loi sur l'enseignement de la danse, et fit du ballet un instrument politique qui établit une hiérarchie entre le roi et ses courtisans, ses sujets.